Saint-Leu-d'Esserent - Office de tourisme Pierre Sud Oise

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Saint-Leu-d'Esserent

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Saint-Leu-d'Esserent |

Sur le site de Saint-Leu-d’Esserent, les signes de l’activité humaine remontent au Paléolithique. Des indices des époques gallo-romaine et mérovingienne donnent à penser que le site a été occupé sans interruption depuis cette époque.
Le destin de la ville change en 1081, lorsque Hugues de Dammartin, seigneur du lieu, donne à l’abbaye de Cluny la terre qu’il possède à Hescerent. L’Ordre de Cluny envoie quelques moines fonder un monastère dédié à Saint-Leu.
Le patrimoine  a été bâti grâce à la pierre de la ville. Cette matière première, nommée le banc de Saint-Leu, a été extraite de plusieurs lieux dont la Carrière souterraine du couvent (90 hectares) qui a servi de lieu d’assemblage et de stockage des bombes V1 allemandes pendant la Seconde Guerre Mondiale. D’abord exploitée par les Gallo-Romains puis par les Mérovingiens la pierre était transportée par des bateaux appelés « besognes », tirés par les chevaux le long des chemins de halage.
De l’ensemble monastique subsistent encore l’église, la porte monumentale, le cloître, une partie des fortifications, le pigeonnier ainsi que la Cave Banvin. Celle-ci, construite aux XII ème et XIII ème siècles, tire son nom de l’ancien droit féodal de banvin : Bannum Vinum. C’était ici que les moines stockaient et vendaient leur vin.

La Grande Jacquerie
En 1337, lorsque commence la Guerre de Cent Ans, le prieuré compte près de 30 moines, ce qui équivaut à une population totale d’environ 100 personnes. Le long déclin du monastère commence.
L’histoire médiévale de la ville est alors marquée par un évènement de portée nationale : la Grande Jacquerie qui débute et éclate à Saint-Leu-d’Esserent le 28 mai 1358. Ce jour-là, quelques chevaliers du comte de Clermont traversent la ville et sont pris à partie par les habitants du village, dans un climat national tendu. Quatre chevaliers et cinq écuyers sont tués, dont Raoul et Jean de Clermont. La révolte s’étend à tout le Beauvaisis et perdure jusqu’à la répression sanglante menée par la noblesse.

Le prieuré et l’Abbatiale Saint-Nicolas

Le prieuré bénédictin trouve son origine dans une donation initiale faite par Hugues de Damartin, Comte de Clermont, à la fin du XIème siècle. Aujourd’hui bien privé, il reste l’ancien mur d’enceinte percé d’une belle porte du XIIème siècle.  
La communauté des moines décide d’agrandir l’ancienne église romane. Dans la première moitié du XIIème siècle, on débute la construction du porche dans un style roman tardif. Les travaux se poursuivent vers 1160 par la construction du chevet. Au XIIIème siècle une nef gothique relie l’ensemble.
L’église prieurale mesure 71m de long, 21m de large et 27m de hauteur sous voûte. Elle est considérée comme un chef d’œuvre de l’art de transition : sa construction commence avec l’art roman et se termine en pleine époque gothique et fait partie de l'inventaire de la Fédération Européenne des sites clunisiens.

Visite virtuelle | Abbatiale Saint-Nicolas Coeur
Visite virtuelle | Abbatiale Saint-Nicolas Balcon


Le Château de la Guesdière et ses Jardins à la Française

Maison fortifiée construite au XIIème siècle par le Comte de Clermont pour protéger le prieuré clunisien, le Château de la Guesdière s’est métamorphosé au fil des siècles. Il abrite désormais l’Hôtel de Ville et le Musée de la Guesdière (ouvert de mai à septembre, samedi et dimanche après-midi) consacré à l’histoire et au patrimoine Lupovicien.
Le Prieuré, l'Abbatiale et le Château de la Guesdière font parties du quartier médiéval de la ville.

La Base de loisirs
La Base de loisirs de Saint-Leu-d’Esserent abrite cinquante hectares dont vingt d’espaces nautiques en bordure de l’Oise, dotée d’une plage et d’un espace baignade pour petits et grands, d’un plan d’eau pour pratiquer le pédalo, le canoë-kayak, d’aires de jeux pour les familles et d’une patinoire synthétique.

Visite virtuelle | Base de loisirs Base nautique
Visite virtuelle | Base de loisirs Base nautique


La Place Baroche et la Sucrerie
Ernest Baroche, ministre de Napoléon III, était le propriétaire de la sucrerie construite en 1863. On y transformait les betteraves sucrières, culture traditionnelle de la région picarde. La construction de la sucrerie auprès de l’Oise comportait un triple intérêt :

  • Le procédé de fabrication du sucre demandait beaucoup d’eau,

  • La matière finie était transportée par voie d’eau,

  • Enfin les rejets étaient évacués dans la rivière avant qu’on ne trouve le moyen de les transformer en engrais.

La sucrerie ferma définitivement ses portes en 1974.

Le Pont de Saint-Leu
À l’emplacement du pont actuel, pas moins de cinq ponts et divers bacs se sont succédés depuis l’époque romaine. Le premier pont répondait à une fonction militaire, il assura, pendant plus de cinq siècles, le passage entre Paris et la Picardie. Un bac y succéda jusqu’au XII ème siècle. Il fut détruit en 1914 par l’armée française pour stopper l’avancée des Allemands. Puis se succédèrent deux ponts suspendus dont l’avant-dernier fut détruit par l’armée française pendant la Seconde Guerre Mondiale. Le pont actuel fut construit immédiatement après la guerre.

Les carrières
Au XIXème siècle, Saint-Leu-d’Esserent vit au rythme des carrières qui connaissent une forte activité. La pierre extraite est d’excellente qualité, elle a d’ailleurs notamment servi à la construction du château de Versailles ou encore de la cathédrale de Chartes. Les carrières se transforment en champignonnières à la fin du XIXème siècle. L’évènement majeur de l’histoire récente de la ville est sa destruction totale en 1944, suite aux bombardements alliés : il s’agissait notamment de détruire les V1 stockés par les Allemands dans les carrières de la ville.

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